Coopération décentralisée

Programme de coopération 2005 à 2007 - Urbanisme et Patrimoine Phase 1 à 3 - FMCES (Gharifeh) / Lille Métropole

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Phase 1 et 2 du programme de coopération décentralisée : Diagnostic et Inventaire du Patrimoine.

Présentation de Gharifeh

Le nom de Gharifeh est d’origine syriaque, il se réfère aux termes de « falaise » ou d’« étendue de montagnes ».

Gharifeh s’étend sur 1020 hectares et 250 mètres de dénivelé. Elle est située à 8 kilomètres de Beiteddine, chef-lieu du Caza du Chouf, et à 56 kilomètres au sud de Beyrouth.
Gharifeh compte environ 3860 résidents, mais 5491 habitants y sont recensés, dont 3157 électeurs. 60 % de la population de Gharifeh vit à Beyrouth ou à l’étranger.

De hautes montagnes et des forêts vierges déclarées « réserves naturelles », entourent le village et rendent l’atmosphère agréable. Cette localité est célèbre pour son huile d’olives provenant d’oliviers datant de l’époque romaine. De plus, un fleuve nommé « fleuve aux pigeons » traverse le village ; on y trouve des éléments archéologiques tels qu’un pont reliant le Chouf à Iqlim el Touffah, des meuneries de pierre et d’anciennes jarres romainesGharifeh, ce charmant village du Chouf Es-Souayjani jouxtant l’Iqlim El-Kharoub, se distingue des villages alentours par un cachet très début du vingtième siècle. Il regroupe des bâtiments qui présentent des valeurs architecturales et historiques distinctives, notamment des maisons traditionnelles du XIXème siècle et du début du XXème siècle et certains immeubles d’entre les deux guerres.

Les maisons préservées en pierre de taille et aux toits de tuiles rouges donnent au village son cachet traditionnel. La concentration d’une grande partie de ce patrimoine, et en particulier les vieilles demeures traditionnelles, dans le centre ancien, lui confèrent une valeur "patrimoniale" importante.
En termes de typologie architecturale, les maisons traditionnelles sont pour la plupart des maisons à hall central avec une baie en triple arcades. Il peut aussi bien s’agir de maisons à galeries, à liwans ou simplement des maisons rectangulaires simples.
Les habitants de Gharifeh, dont un bon nombre s’est enrichi grâce au commerce et à l’artisanat, ont investi leur argent dans la construction de belles demeures, vers la fin du XIXe siècle. Certaines familles ont même été financées par leurs proches qui avaient émigré à l’étranger, histoire de se faire bâtir la plus belle maison du village. Cependant, de nombreuses demeures ont été construites par étapes. Certaines n’ont jamais été achevées.

Cet héritage a malheureusement beaucoup souffert des ravages de la guerre civile de 1975, de l’abandon, du morcellement de la propriété, de l’absence d’entretien. La surélévation et les rajouts des bâtiments patrimoniaux des quartiers anciens constituent une réponse à la pression démographique et une adaptation de ces maisons à la vie d’aujourd’hui, ceci altère un patrimoine architectural unique et fragile. Ces phénomènes, de plus en plus fréquents, bouleversent le cadre architectural existant et modifient profondément le tissu traditionnel.

Témoin d’une époque qui a marqué l’histoire de la région du Chouf, le centre de Gharifeh qui conserve un cachet particulier, une structure typique et un symbolisme humain, est actuellement menacé par des défigurations irréversibles qui risquent de masquer ses valeurs architecturales et historiques. Et il demeure aujourd’hui confronté à des problèmes divers :
Congestions urbaines résultant de la saturation et de la dégradation des équipements de transport et des réseaux de voiries ;
dégradation du patrimoine historique bâti
Occupation anarchique de l’espace par les activités informelles : commerces de rues, petites réparations artisanales, etc... ;
Dégradation de l’environnement avec notamment la destruction des espaces verts ;
Absence d’animation.
Aujourd’hui, ce centre ancien est plus que jamais menacé, puisque la frénésie de la reconstruction risque de détruire ce qui a été épargné. Il y a donc là un besoin urgent d’intervenir en terme de sauvegarde, de restauration et de réhabilitation.
Il y a lieu de redéfinir les potentialités de ce centre historique pour un meilleur développement, en articulant l’histoire avec le tourisme et le résidentiel. Les mesures à prendre d’urgence consistent à améliorer l’environnement existant en tenant compte des dimensions symbolique et historique, par une mise en valeur du patrimoine, des vestiges antiques et du tourisme.
La stratégie d’intervention pour le centre historique de Gharifeh sera sujette de la troisième phase.

Cartes de Diagnostic et d’Inventaire du Patrimoine

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Photos du Diagnostic et d’Inventaire du Patrimoine

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Phase 3 du programme de coopération décentralisée : Revitalisation du vieux centre historique de Gharifeh

Gharifeh, ce charmant village du Chouf Es-Souayjani jouxtant l’Iqlim El-Kharoub, se distingue des villages alentours par un cachet très début du vingtième siècle. Il regroupe des bâtiments qui présentent des valeurs architecturales et historiques distinctives, notamment des maisons traditionnelles du XIXème siècle et du début du XXème siècle et certains immeubles d’entre les deux guerres.

Témoins de ce splendeur passé, les maisons préservées en pierre de taille et aux toits de tuiles rouges donnent au village son cachet traditionnel. La concentration d’une grande partie de ce patrimoine, et en particulier les vieilles demeures traditionnelles, dans le centre ancien, lui confèrent une valeur « patrimoniale » importante.
En termes de typologie architecturale, les maisons traditionnelles sont pour la plupart des maisons à hall central avec une baie en triple arcades. Il peut aussi bien s’agir de maisons à galeries, à liwans ou simplement des maisons rectangulaires simples.
Les habitants de Gharifeh, dont un bon nombre s’est enrichi grâce au commerce et à l’artisanat, ont investi leur argent dans la construction de belles demeures, vers la fin du XIXe siècle. Certaines familles ont même été financées par leurs proches qui avaient émigré à l’étranger, histoire de se faire bâtir la plus belle maison du village. Cependant, de nombreuses demeures ont été construites par étapes. Certaines n’ont jamais été achevées.

Cet héritage a malheureusement beaucoup souffert des ravages de la guerre civile de 1975, de l’abandon, du morcellement de la propriété, de l’absence d’entretien. La surélévation et les rajouts des bâtiments patrimoniaux des quartiers anciens constituent une réponse à la pression démographique et une adaptation de ces maisons à la vie d’aujourd’hui, ceci altère un patrimoine architectural unique et fragile. Ces phénomènes, de plus en plus fréquents, bouleversent le cadre architectural existant et modifient profondément le tissu traditionnel.

De même, le développement rapide de l’habitat dans la commune a pu parfois se traduire, lorsque les réalisations étaient mal maîtrisées, par un développement urbain désordonné, générateur de nombreux problèmes : atteintes aux paysages naturels ou construits, consommation abusive d’espace, coûts élevés de viabilité des terrains, perturbation dans le fonctionnement des services existants, sous-équipement de certains quartiers...

Le centre historique de Gharifeh

Témoin d’une époque qui a marqué l’histoire de la région du Chouf, le centre de Gharifeh qui conserve un cachet particulier, une structure typique et un symbolisme humain, est actuellement menacé par des défigurations irréversibles qui risquent de masquer ses valeurs architecturales et historiques. Et il demeure aujourd’hui confronté à des problèmes divers :
Congestions urbaines résultant de la saturation et de la dégradation des équipements de transport et des réseaux de voiries ;
dégradation du patrimoine historique bâti
Occupation anarchique de l’espace par les activités informelles : commerces de rues, petites réparations artisanales, etc... ;
Dégradation de l’environnement avec notamment la destruction des espaces verts ;
Absence d’animation.
Aujourd’hui, ce centre ancien est plus que jamais menacé, puisque la frénésie de la reconstruction risque de détruire ce qui a été épargné. Il y a donc là un besoin urgent d’intervenir en termes de sauvegarde, de restauration et de réhabilitation.
Il y a lieu de redéfinir les potentialités de ce centre historique pour un meilleur développement, en articulant l’histoire avec le tourisme et le résidentiel. Les mesures à prendre d’urgence consistent à améliorer l’environnement existant en tenant compte des dimensions symbolique et historique, par une mise en valeur du patrimoine, des vestiges antiques et du tourisme.

Plan de revitalisation du vieux centre historique de Gharifeh

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Détail des Travaux

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Guides pratiques

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